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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 09:36
http://www.ordre-sages-femmes.fr/NET/img/upload/2/1599_AFFICHE-CAMPAGNE-Une-sage-femme-leur-a-sauv%C3%83%C2%A9-la-vie.jpgLe 5 mai célèbre la Journée Internationale de la Sage-femme.
Partout dans le monde, des femmes deviennent mères, des enfants naissent. Leur santé nous tient à coeur, de même que leur bien-être émotionnel. Partout dans le monde, les conditions entourant cet événement peuvent être difficiles, chacune à leur échelle.

L'International Confederation of Midwives souligne le rôle essentiel des sages-femmes auprès des femmes.
 
 

Pour appuyer l'appel de l'ICM, dix bloggueuses et blogueurs sages-femmes ont imaginé un monde où leur profession n'existerait pas...

... Et voici ma version.
    
 

Cela devenait difficile. Elle n'arrivait plus à marcher avec ses contractions et son petit de 2 ans sur le dos. En grimaçant, elle appela l'homme pour qu'il s'arrête, même s'il n'était que peu après midi. Il lui lança un regard, et en silence posa son paquetage, l'air ennuyé.

Il était ennuyé parce que rien ne s'était passé comme prévu. Ils auraient dû partir bien plus tôt ce matin, si ces hyènes n'avaient pas chipé la viande qu'ils avaient mit à sécher pendant la nuit; d'habitude elles restaient loin mais cette fois ci la famine les avaient poussé à plus d'audace. Résultat, il avait fallu commencer la marche par une chasse aux lagopèdes qui s'était révélée peu fructueuse. Et ils arrivaient sur la fin de leurs réserves de baies.

Il était d'autant plus ennuyé que sa compagne commençait son travail. Cela signifiait qu'ils allaient devoir établir un campement ici quelques jours le temps qu'elle fasse naître leur deuxième enfant, et qu'il allait devoir la laisser seule pendant qu'il irait chercher de quoi assurer leur subsistance pour eux trois.

 

Treïa dénoua les noeuds que sa propre mère lui avait appris pour porter les enfants, et se pencha en avant pour faire glisser doucement le petit, qui émit quelques gloussements. Il adorait ce moment. Au moins autant que quand sa mère le faisait monter. En soufflant, elle posa ensuite son paquetage de fourrures, sa corne qui contenait une petite réserve d'eau, sa lance et sa fronde, ainsi que le sac où elle avait récolté quelques fruits pendant leur marche. Elle était un peu inquiète, car pour son premier sa mère était encore de ce monde et lui avait expliqué comment compter les lunes, savoir que c'était le jour et les rites compliqués pour assurer la sauvegarde de l'enfant. Elle ne se souvenait pas de tout.

En faisant des pauses, elle s'éloigna lentement de son fils et de son homme pour s'adosser à une pierre moussue. Elle savait qu'elle devait perdre les eaux à un moment, mais cela tardait à venir, par rapport à son premier. Son ventre était beaucoup plus gros, promesse d'un enfant en pleine forme, et cela la réjouissait. Il sera vaillant. Cela se voyait aux coups puissants qu'il lui donnait sous les côtes. Son fils vint s'installer à côté d'elle en réclamant à boire. Elle dénuda son sein et le lui tendit, et il se jeta dessus avec voracité. Son ventre se serra d'autant plus. Elle fit une petite grimace devant ces contractions plus fortes qui faisaient monter et descendre son ventre toutes les 2 ou 3 minutes. Elle fut tentée d'envoyer valser son fils pour avoir moins mal, mais elle savait que le petit avait faim, et que plus le ventre est dur, plus vite l'enfant sort du ventre. Elle avait bien fait de s'arrêter en tout cas, car même si la douleur était supportable et ne lui arrachait aucun cri, elle lui coupait le souffle.

 

Ereldur observait sa femme et son fils. Les femmes donnent la vie, ce n'est pas quelque chose dont eux les hommes doivent s'occuper. Cela porte malheur. Mais il était inquiet, car peu à peu il s'était attaché à cette femme qui travaillait dur et savait chasser, et il n'y avait aucune femme avec elle pour l'accompagner et s'occuper du garçon. Il commença à monter l'abri en croisant et en entrelaçant les tiges frêles d'un bosquet de jeunes saules. Il défit les paquetages, en tira les peaux graissées et les attacha avec plusieurs petits noeuds en constatant qu'ils devraient bientôt s'atteler à les passer à la graisse car elles commençaient à durcir. Puis une fois l'abri monté, il ramassa tous les petits cailloux ronds qu'il pouvait trouver alentour pour en remplir sa réserve. Il jeta un coup d'oeil à sa femme qui soufflait et qui venait d'envoyer une tape sur la tête de leur fils pour qu'il aille jouer plus loin.


Le pauvre garçonnet ne comprenait pas pourquoi sa mère le rejettait ainsi. Il commença à pleurer. En soupirant, Ereldur se leva pour aller attraper l'enfant, qu'il coinça sous son bras.

« Treïa, il faut que j'aille chasser. Combien de temps tes douleurs vont durer? Demanda-t-il avec un soupçon de gêne à l'évocation même des contractions de l'enfantement.

- Je ne sais pas. Les ombres ont encore du temps pour s'allonger je pense, répondit-elle alors que des gouttelettes de sueur commençaient à perler sur son front, traçant des rigoles dans la poussière qui recouvrait son visage.

- Les environs sont sûrs, il n'y a aucun passage de prédateurs. Garde ta lance, on ne sait jamais.

- Oui. Va chasser. »


Ereldur donna un gros baton à son fils en lui demandant de retirer l'écorce avec un petit silex émoussé. Il s'attaqua à la tâche avec enthousiasme et un peu de hasard. Il essayait de s'appliquer, car c'était rare que son père s'intéresse à lui.

Décidément, ce jour était spécial.

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Son homme était parti depuis quelques temps maintenant, et Treïa était de plus en plus inquiète. Elle ne voulait pas que son fils voit l'accouchement, qui commençait à se préciser : elle sentait que son bébé avançait dans son bassin maintenant, lentement mais sûrement. Ca appuyait de plus en plus, et elle ne pouvait pas s'empêcher de pousser en grognant les fois les plus fortes. Il n'en restait pas moins qu'elle ne se souvenait pas que c'était si long! L'enfant avait depuis longtemps abandonné le bout de bois dépouillé de son écorce et jouait à recouvrir ses jambes dans une flaque de boue ombragée un peu plus loin. Dans un effort surhumain, elle se leva en gémissant, ayant décidé de mettre l'enfant dans l'abri et de fermer la porte de cuir, car elle sentait que bientôt elle ne pourrait plus le surveiller. Elle l'attrapa et lui ordonna de dormir. Sans un mot, l'enfant fatigué s'allongea dans les fourrures, comme s'il avait compris que ce n'était pas le moment de discuter.

La femme, quant à elle, s'était saisie d'une peau jaune et douce qu'elle avait tannée et tannée encore il y a de cela quelques semaines. Elle avait dans une poche de son vêtement 3 petits lacets teintés de rouge qu'elle devra serrer sur le cordon avec des noeuds particuliers qu'elle avait répété tous les jours depuis la dernière lune, dans le doute. Elle avait aussi dans la même poche une lame de silex affutée pour couper le cordon. Ca ne se fait pas normalement, mais on ne sait jamais.

Après s'être écroulée le long de la pierre moussue qui avait eu sa prédilection elle commença à paniquer. Pourquoi ça n'avançait pas? Sur une contraction plus dure que toutes les autres elle se mordit le bras jusqu'au sang pour que son fils n'entende rien alors que les larmes lui montaient aux yeux. Elle se mit accroupie, soutenue dans le dos par la pierre et se mit à pousser de toutes ses forces. Ca lui faisait du bien quand elle poussait.

 

Après encore 20 contractions, son bébé n'était toujours pas là. L'épuisement avait remplaçé toute autre émotion. Elle avait mit ses doigts en bas pour voir, mais elle n'avait pas senti les cheveux de son enfant, et cela l'avait fait pleurer en silence. Elle voulait que sa mère soit là, elle voulait que tout s'arrête. Elle n'avait toujours pas perdu les eaux et ne savait pas quoi faire.

C'est à ce moment qu'Erneldur revint, le sourire aux lèvres, s'attendant à la trouver avec leur enfant. Il aurait bien aimé une fille cette fois. Qui serait aussi belle que Treïa. Il avait attrapé deux gros lapins à la fronde, et il en était très soulagé. C'était un problème de réglé. Mais quand il vit que non seulement sa femme n'avait toujours pas accouché, mais qu'en plus elle pleurait alors que les larmes n'étaient normalement dédiées qu'aux cérémonies de passage vers l'après, la peur le saisit au ventre.

« Treïa? Où est le garçon?

- Dans la tente. Il dort. Souffla-t-elle, le visage rouge.

- Je... je peux t'aider? »

La proposition était aussi inconvenante que stupide, Treïa n'était pas habituée à cela de la part d'Erneldur. Elle siffla de dédain, faisait rougir son homme qui se dirigea vers la tente en se demandant bien ce qui lui avait prit. Il jeta un coup d'oeil dans l'abri en constatant que l'enfant dormait à poing fermés. Il se saisit d'un racloir et d'un silex affuté. Normalement c'était le travail de Treïa d'appréter les peaux et de préparer la viande, mais il avait surtout envie de faire quelque chose. Tant pis, ça sera mal fait. Elle ne lui en voudra pas. Il tourna le dos à la femme pour ne pas voir la suite, mais restait attentif à ses gémissements.

 

L'arrivée d'Erneldur l'avait fait se ressaisir. Elle décida de faire venir les eaux. Elle retoucha en bas et finit par sentir la poche des eaux, molle et souple, au milieu de sa propre peau. Un peu effrayée, elle essaya de tirer dessus, mais elle était gênée par son ventre et n'arrivait pas à crocheter cette membrane molle. En revanche, elle sentait bien que cela devenait plus dur pendant les contractions. Elle décida donc de tenter le tout pour le tout et d'utiliser la petite lame affutée pour percer cette poche, un peu comme quand elle perce les boyaux des animaux. Elle espérait de tout coeur ne pas se tromper et ne pas percer un de ses propres boyaux. Normalement, il n'y a pas le droit de toucher l'intérieur, car c'est sacré. Mais au diable le sacré, elle n'en pouvait plus.

En priant l'esprit de la pierre moussue qui la soutenait depuis le début, elle perça la poche des eaux. Aussitôt, avec le flot de liquide vert qui vint abreuver l'humus noir de la forêt, elle sentit son bébé descendre, lui arrachant un cri de surprise qui fit sursauter Erneldur un peu plus loin. En retouchant en bas, parmis les eaux qui continuaient de couler, chaudes, elle sentit les cheveux frisés de l'enfant. Elle sourit pour elle-même. Et poussa de plus belle. Avec un deuxième cri, la tête de l'enfant sortit.

 

Elle se mit à rire de joie. Elle y était arrivée. Dans son souvenir, la suite était simple! Elle poussa, poussa, et poussa encore. Mais il ne sortait pas. Toujours pas. De longues minutes s'étaient déroulées maintenant, et elle paniquait à nouveau. Pourquoi rien ne se passait comme prévu? Avec un cri de rage, elle poussa si fort qu'elle entendit un craquement, comme une branche verte qui se brise, nette et précise, en deux. Cela débloqua quelque chose. Elle repoussa, encore et encore, les larmes se remettant à couler au milieu de la sueur. Il devait sortir maintenant, ce n'était pas normal ! En dépit des choses, elle attrapa à deux mains la tête de l'enfant qui était maintenant bleu violette et tira un peu dessus, dans un sens, dans l'autre. Finalement, après encore quelques minutes, elle parvint à sortir l'enfant. Elle l'attrapa, se saisit de la peau jaune et frictionna l'enfant pour le sécher. C'était une fille. Elle sourit. Comme Erneldur le voulait. Et frotta de plus belle. Elle savait bien que les enfants mettaient du temps à passer dans notre monde, et qu'il fallait les frotter avec de la peau jaune pour leur donner la couleur rose des hommes.

Mais comme pour tout le reste, cela durait trop longtemps. Le corps restait désespérément inanimé. Peut-être qu'elle avait laissé son âme à l'intérieur. Peut-être que le fait d'avoir percé les eaux alors qu'elle n'en avait pas le droit avait aspiré le corps de la petite en laissant en arrière son esprit. Treïa commença à ressentir une énorme culpabilité peser sur ses épaules. C'était de sa faute.

 

Alors qu'elle commençait à désespérer parce que l'enfant ne criait toujours pas, la petite toussa une fois, deux fois, puis se mit à crier faiblement. Seul son visage s'animait, le reste de son corps encore bleu restait immobile. Puis petit à petit, à force de friction, il rosit. Puis commença à bouger. Sa mère souriait sous le coup de la plus grande joie qu'elle ressentait de sa vie. Vite, elle fit les noeuds sur le cordon en s'emmêlant les doigts sous l'empressement. Elle n'avait pas le droit de parler aux hommes tant que le placenta n'était pas sorti. En bas, ça commençait à saigner, c'était bon signe. Le placenta allait venir.

Elle colla la petite sur son sein pour qu'elle tête, mais elle ne faisait que crier pour le moment. Elle regretta que son fils soit dans la tente en train de dormir, car il aurait pu têter et faire durcir son ventre pour que le placenta sorte. Elle haussa les épaules et recommença à pousser. Ca coulait de plus belle. La terre absorbait goulument les saignements. A cet endroit elle planterait dès demain des graines de baies, car la terre était très fertile là où un enfant était né.

 

Erneldur ne pouvait nier qu'entendre Treïa rire et son enfant crier le soulagea énormément. Les femmes mourraient parfois pendant les accouchements! Et les enfants ne passaient pas toujours dans notre monde. Il sourit. Il avait arrêté de dépecer le lapin et se retenait de se retourner. Dans une tribu, il aurait été bien loin de tout ça, les hommes partaient toujours chasser quand les femmes donnaient la vie, et une chasse heureuse portait chance à l'enfant. Mais laisser Treïa seule l'avait tant embêté qu'il avait sacrifié la fin du rituel, se contentant de deux lapins au vu du contexte. Maintenant il trépignait d'envie de voir son enfant et d'embrasser sa femme.

Mais il devait patienter.

 

Ca saignait, ça saignait.

« Allez tête ma petite, vas-y, qu'attends-tu? Regarde, le lait arrive. »

Mais la petite ne voulait pas têter. Décidément cet accouchement aura été n'importe quoi. Elle avait regardé rapidement sa fille, parfaite, dodue, hormis le fait qu'elle ne bougeait pas le bras gauche. Et le fait qu'elle criait à corps perdu dès qu'elle la touchait. C'aurait été tellement bien qu'elle tête ! Elle-même entreprit de faire sortir le lait, provoquant quelques faibles contractions. Mais elle ne pouvait pas pousser et toucher ses seins en même temps. Elle tira un peu sur le cordon, mais ça saignait toujours, un peu plus maintenant, comme le petit filet d'eau qui sortait de sa corne quand elle faisait boire son fils. Puis plus abondamment. Bientôt, la terre ne parvint plus à absorber tout ce qui coulait; cela formait à ses pieds une flaque boueuse qui couvrit ses pieds dénudés d'un mélange noirâtre et gluant. Se sentant faiblir de plus en plus, elle coupa le cordon de sa fille entre le noeud de lune et le noeud de pierre, en souvenir de la pierre moussue. Elle posa la petite à côté d'elle, ce qui la fit hurler de plus belle.

Tout était flou devant ses yeux, et faiblement, elle appela Erneldur en un souffle, brisant un des plus vieux rites d'enfantement.

 

Le placenta ne s'était pas délivré.

Il avait libéré sa fille, mais en échange, il l'emporta.

 

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Erneldur frissonna de joie et se retourna aussitôt à l'appel de son nom, sur le qui vive d'un mot de sa compagne depuis au moins une demi-heure. Décidément cet enfant l'aura fait attendre ! Le soleil se couchait et il faisait bien plus sombre maintenant. En faisant semblant de ne pas paraître empressé, car tout cela n'était qu'affaire de femme et qu'il avait encore le souvenir cuisant du dédain de Treïa tout à l'heure, il alla rejoindre son enfant et sa femme à l'ombre de la pierre moussue. Il sourit en regardant la petite, plutôt forte, qui hurlait toute enveloppée de la peau jaune. Le regard heureux d'Erneldur glissa sur Treïa, qui s'était affaissée sur le côté. Les saignements s'étaient arrêtés, mais ils couvraient encore ses cuisses et ses jambes, commençant à sécher. Ca sentait le sang et la terre humide.

 

Le sourire se figea sur le visage d'Erneldur. Il se précipita en gémissant.

« Non non non non …! » fit-il en attrapant Treïa sous les aisselles pour la redresser. Mais son esprit avait déjà quitté son corps. Elle avait les yeux clots et le visage livide, blanc comme la lune. Ses lèvres d'habitude charnues et roses étaient indiscernables du reste de son visage.

Il porta deux doigts à son cou qui se refroidissait petit à petit, mais aucun battement ne venait l'agiter. Les larmes débordèrent des yeux d'Erneldur qui se mit à crier de désespoir. Oubliée, la petite. Oublié son fils dans la tente qui s'était maintenant réveillé et pleurait lui aussi. Seule la blessure de la perte de Treïa ouvrait son coeur en deux.

 

Ainsi se termine l'histoire de Treia et Erneldur, qui vivaient il y a quelques milliers d'années dans un monde sans sage-femme, ou presque. C'est encore l'actualité dans bien des pays de ce monde.

Tâchons de ne pas l'oublier.

 
Des mondes sans sages-femmes à lire chez :
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Published by Ellis Lynen
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commentaires

Michèle 15/05/2013 21:11

Merci!

un écrit magnifique, on y est complètement... moi aussi, m'faut un mouchoir, j'ai les yeux qui fuitent !

odile 15/05/2013 14:52

Toi tu as lu les enfants de la terre, non ? Très beau récit. Triste fin.

Ellis Lynen 15/05/2013 15:11



Ahaha toutes les personnes ayant lu les Enfants de la Terre m'ont fait la remarque :p Effectivement, c'est une série de livres que j'ai lu et beaucoup aimé. Et il faut dire que ça doit être un
des seuls romans à "succès" qui se passe pendant la préhistoire... merci du compliment en tout cas!



MamanOrdinaire 10/05/2013 21:50

Poignant. J'en ai des frissons. Bravo et merci de nous rappeler la chance que nous avons...

lou 07/05/2013 16:23

Pour l'anecdote, mon mari a eu vrai moment d'inquiètude lorsqu'il m'a retrouvé les yeux bouffis avec encore des sanglots dans la gorge !
Dans tous les cas, j'ai vraiment apprécié ton billet : merci !

Lou 06/05/2013 21:55

Blog découvert grâce à Pétrolleuse... Billet poignant... J'ai pleuré, pleuré et je pleure encore... moi qui ait vécu 2 accouchements à domicile... accouchements accompagnés si "logiquement" par 2
super SF... Je ne sais plus quoi écrire... Je vais chercher un mouchoir...

Ellis Lynen 06/05/2013 22:29



Que ce soit ton commentaire ou celui de Pétroleuse, ils me font très plaisir ! Quand on écrit, on ne se rend vraiment pas compte des émotions que ça peut susciter. Et même si ce n'est pas joyeux
joyeux -!- je suis idiotement fière de pouvoir toucher les gens comme vous. J'essayerai de faire plus joyeux une fois!



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